La SNCF Région PACA cumule les retards

La ponctualité des trains SNCF Région PACA est un véritable casse tête pour l’entreprise. Malgré la mise en place du plan PrioriT en 2012, qui a pour but d’améliorer la situation, il semblerait que 2 ans plus tard, les voyageurs galèrent toujours avec les trains.

Pourtant, grâce au plan PrioriT, la SNCF Région PACA avait enregistré de bons résultats en 2011 et 2012. Mais en raison de nombreux incidents survenus sur le réseau, la SNCF a recensé une rechute dans la ponctualité de ses trains. Cette situation préoccupe la SNCF et l’entreprise ferroviaire ne compte pas abandonner. Elle va tout mettre en œuvre afin de remédier à cette situation.

La SNCF Région PACA a fait circuler entre le 1er janvier et le 28 février quelques 5008 TER. Selon les infirmations fournies par une cellule SNCF dédiée, 315 de ces trains ont été retardés. La faute de ces retards serait due aux infrastructures. En effet, les multiples travaux en cours de réalisation sur l’axe Marseille-Nice ont causé des retards. La direction de la communication a expliqué que malgré le fait que ces travaux aient lieu la nuit, ils occasionnent des limitations de vitesse temporaires sur ces zones. Selon la direction, des pertes de temps de trois ou quatre minutes par zone accroissent les retards, surtout aux heures de pointe.

La SNCF Région PACA ne pourra donc pas remédier à la situation avant l’achèvement de ces travaux. Mais en attendant, l’entreprise ferroviaire ne compte pas rester les bras croisés, car une série de mesure a été prise afin de stopper une partie de ces retards, notamment pour les causes liées au matériel roulant qui s’élèvent à 161 cas en 2 mois. Un agent a pour tache de mettre en service le matériel et de le remplacer en cas de problème. Cet agent est affecté à ce travail en semaine, dès 2 heures du matin à Toulon, et à partir de 16 heures à Marseille.

Par ailleurs, les voyageurs habitant à Aubagne ont à leur disposition de 7 heures à 9 heures, une rame avec un conducteur et un contrôleur. Les habitants de Marseille bénéficient également de cette même mesure mais de 16 heures à 19 heures. Parmi tous ces retards, il y a aussi des retards dus aux causes externes à la SNCF. Quelques 202 cas de retard en deux mois sont liés notamment aux intempéries, aux incendies, aux actes de malveillance et aux d’incivilités ainsi qu’aux suicides. A ceci s’ajoute les absences de train liées aux mouvements sociaux.

Malgré que la situation semble critique et que les marges de manœuvre soient très réduites, la SNCF reste confiante. Et une amélioration est attendue grâce à la bonne volonté et à l’engagement de l’entreprise pour résoudre les problèmes, certainement renforcée par la perspective de payer des pénalités tous les trimestres en cas de non-respect de ses objectifs.

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