SNCF : comment re-planquer 30 milliards de dette

Guillaume Pepy président SNCF

En juillet dernier, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a assisté au High Speed 2012 de Philadelphie, aux Etats-Unis. Coïncidence amusante : moi aussi. Il est toujours agaçant d’aller au bout du monde pour parler avec un patron français de bruits propagés lors d’une poignée de dîners parisiens, mais enfin, la rumeur du départ de Pepy pour EDF en remplacement de Henri Proglio courant déjà à l’époque depuis plusieurs mois, je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Sa réponse a été claire et sans équivoque : « Je veux rester à la SNCF ». On peut le croire, on peut ne pas le croire, peu importe. Mais il y a fort à parier que la décision définitive de Guillaume Pepy et de son patron, l’Etat, ne sera prise qu’à la fin de l’automne, quand la réforme du système ferroviaire aura été menée à bien : si elle ne l’est pas dans le sens voulu par Pepy, – une réunification de RFF, le gestionnaire des voies, avec la SNCF -, alors il ne serait pas absurde de prédire son départ. L’inverse n’est pas vraie : s’il obtient ce qu’il veut, il pourrait tout aussi bien rester pour faire du groupe le leader mondial de la mobilité, ou partir, estimant sa mission accomplie. Bref : le débat a un intérêt très relatif.  

Ce qui peut avoir de l’intérêt, en revanche, c’est la réflexion sur la dette ferroviaire qui est en train d’être menée. Jusqu’à présent, il était communément admis que si RFF et la SNCF étaient réunifiés, alors la dette planquée sous le tapis de RFF en 1997 pour éviter à la SNCF d’imploser serait requalifiée en dette d’Etat. Soit 30 milliards d’euros. Certes, ce n’est pas grand-chose par rapport à la dette totale de l’Etat français, qui dépasse les 1600 milliards d’euros…

Lire la suite de l’article sur : departimmediat.blogs.challenges.fr

Dessin ramassé sur bakchich.info et tiré d’un article ou l’on apprend plein de trucs sur l’ami Guillaune…

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